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Soldats algériens dans l’armée française, XIX-XXe siècle.
Dès les débuts de la conquête, des Algériens sont intégrés dans l’armée française. En 1912, les musulmans sont soumis à la conscription : 80 000 participent à la Première guerre mondiale, 176 000 à la Seconde et 37 000 tirailleurs algériens participent à la guerre d’Indochine.
Quand la guerre d’Algérie éclate, les appelés algériens sont plutôt envoyés en Allemagne et beaucoup sont exemptés pour raisons médicales tant la France s’en méfie. En règle générale, la carrière militaire des Algériens ne dépasse pas, au mieux, le grade de capitaine. A partir de 1958, les grandes écoles militaires s’ouvrent davantage mais la tendance est plutôt à la désertion pour rejoindre le FLN (les DAF, déserteurs de l’armée française), certains d’entre eux feront une carrière au sommet dans l’armée algérienne, après 1962.
Pendant la guerre d’Algérie, des supplétifs sont recrutés par l’armée française. A la différence des troupes régulières (soldats sous contrat et appelés), ils sont rattachés à des unités sans avoir le statut de militaire. En 1961, on estime à environ 250 000 le nombre de FSNA (selon la terminologie coloniale : Français de souche nord-africaine) dans l’armée française : 65 000 sont appelés ou engagés ; 185 000 sont des supplétifs dont 57 000 harkis, pour le reste, ils appartiennent aux GMS (groupe mobile de sécurité), aux moghaznis (chargés de la protection des SAS-Section administrative spécialisée), d’autres enfin sont des gardes d’autodéfense. On estime que sur la durée de la guerre 250 000 Algériens auraient été supplétifs. C’est un aspect significatif de la nature de la guerre d’indépendance où l’enjeu du contrôle de la population civile est essentiel d’où l’enrôlement de tant d’Algériens.
Le terme harki est devenu générique pour désigner tous « les Français de souche nord- africaine » ayant servi la France avant et pendant la guerre d’indépendance.
Harki est l’exemple même du mot qui échappe à sa définition précise pour prendre, par le jeu mouvant des configurations politiques et mémorielles, d’autres significations. Il est donc important de ramener le mot à son sens premier, pour mesurer l’ampleur du drame, dans le contexte très particulier de la longue colonisation de l’Algérie et de la guerre par laquelle elle prend fin.
Gilbert MEYNIER L’Algérie révélée. La guerre de 1914-1918 et le premier quart du xxe siècle , préface de Pierre Vidal-Naquet, postface de André Nouschi, éditions Bouchène.
Récit en écoute : Zahia Akardjoudje