Harkis

Au départ, le terme désigne les soldats « FMA », Français musulmans d'Algérie, supplétifs de l’armée française intégrés dans une troupe appelée harka. Le terme harki a fini par désigner, dans le langage courant, les Algériens qui ont dû quitter leur pays parce qu’ils s’étaient opposés à la lutte pour l’indépendance menée par le FLN. Les motivations de ces hommes ont été complexes, parfois contradictoires : survie économique, désir de fuir le FLN, conviction politique …A la proclamation de l’indépendance, les harkis et leurs familles sont victimes de la vindicte des membres de l’ALN et de ceux qui veulent démontrer leur adhésion au nouveau régime. Aux massacres s’ajoutent de nombreux enfermements arbitraires sans qu’il soit possible d’en dresser un bilan précis : la question divise les historiens. Comme le gouvernement français s’est opposé à un transfert massif des harkis vers la France, seule une minorité d’entre eux, estimée à 60.000 a pu s’y établir, souvent grâce au soutien de leurs officiers. Nombre d’entre eux ont été regroupés dans des camps, en zone rurale. 
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Récit en écoute : Germaine Fabricatore
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Bibliographie :
« Harkis 1962-2012 : Les mythes et les faits », Les Temps modernes, n° 666, novembre-décembre 2011.
Mohand HAMOUMOU, Jean-Jacques JORDI, Les harkis une mémoire enfouie, Paris, Autrement, 1999.
François-Xavier HAUTREUX, La guerre d'Algérie des Harkis (1954- 1962), Paris, Perrin 2013.